Gabin sans aime / Le vert est éternel

couv19939678

C’est  l’histoire de Gabin, commis de cuisine qui travaille à la Roue de la Fortune en compagnie d’Axelle.

Barre-de-séparation

Ca fait bien trop longtemps que je n’ai plus parlé de mon amour pour Jean-Laurent del Socorro sur ce blog et je profite donc de ma relecture des quelques nouvelles parsemant son univers de Royaume de vent et de colère pour y revenir.
Gabin sans aime est publié directement en bonus dans toutes les versions que j’ai pu croiser du roman principal et c’est un petit bijou à côté duquel il ne faut absolument pas passer.
En quelques pages à peine, l’auteur revient sur le passé de ce personnage à côté duquel on a tendance à passer un peu à côté. Il nous montre cet enfant solitaire, entouré de violence, que ce soit dans la rue ou quand il rentre chez lui, essayant de s’en abriter en restant caché dans sa chambre. Il l’aime pourtant son père et il dissocie complètement la personne de la violence qu’il incarne, jusqu’à croiser un jour Silas sur les toits et s’enfuir dans l’auberge d’Axelle où il va se forger son propre foyer.
Avec beaucoup de simplicité on s’attache à ce personnage qui ne cherche qu’à trouver une petite place et l’amour qu’il mérite, sans pour autant tourner le dos à son père.

 C’est pas un monstre. C’est mon père. Il a peur du monde alors il boit trop, c’est tout. Et pis, y a pas de chevalier comme dans les contes pour me protéger, Silas. Y a juste la porte de ma chambre derrière laquelle me réfugier.

Une courte nouvelle bouleversante, avec une charge émotionnelle très forte.

Gabin sans aime
Jean-Laurent Del Socorro

Actu SF


1597. La compagnie du Chariot a été embauchée pour participer au siège d’Amiens. Au milieu de la guerre et des combats éclot un amour fragile entre le capitaine N’a-qu’un-œil et Fatima, la chroniqueuse particulière d’Henri IV. Mais comment aimer quand la mort rôde ?

Barre-de-séparation

Petite nouvelle venant prendre place dans le même univers, Le vert est éternel raconte l’histoire de la Compagnie du chariot après la chute de Marseille en la suivant  lors du siège d’Amiens.
Encore une fois, l’Histoire est parfaitement respectée mais cette fois on n’a qu’un seul point de vue, celui de N’a-qu’un-œil qui est devenu le nouveau capitaine depuis que Axelle a quitté la Compagnie et qui se retrouve avec une invitée imposée parmi ses hommes, Fatima, chroniqueuse de Henri IV.

C’est court, rapide, le côté fantastique est encore plus léger que dans le roman mais pourtant, en si peu de pages, l’auteur réussit à nous montrer l’intolérance et l’inutilité de ces guerres de religion.
A travers Fatima et Tremble-Voix, ce sont des lueurs d’espoir qui se retrouvent prises au piège et qui font les frais des extrémismes.

On ne tue pas des gens juste parce qu’ils ont la tête dans les étoiles et qu’ils dessinent. Ou alors, il faudrait tuer tous les enfants du monde.

Il y a quand même un petite lueur d’espoir avec l’arrivée, un an plus tard, de l’Edit de Nantes qui offre la tranquillité à tous pour quelques temps, mais il ne faut jamais oublier que ces victoires sont bien fragiles et en cela cette nouvelle est encore aujourd’hui bien trop actuelle.

Le vert est éternel
Jean-Laurent Del Socorro
Actu SF

2 réflexions sur “Gabin sans aime / Le vert est éternel

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s