Perdido Street Station – Tome 2

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Lors de ses recherches pour l’homme-oiseau, Isaac Dan der Grimnebulin a libéré des monstres volants, les gorgones, sur Nouvelle-Crobuzon.
Le gouvernement est vite dépassé par les événements et en appelle à la Fileuse, une araignée géante vivant sur plusieurs plans de réalité, pour l’aider à endiguer le péril. Les gorgones se mettent à pondre, et menacent bientôt toute la ville, dont les habitants sont la proie de terribles cauchemars. La milice est impuissante. Seuls Isaac et ses amis peuvent encore sauver Nouvelle-Crobuzon, au risque d’y laisser moult plumes et une oreille chacun, prix de leur pacte avec la Fileuse.

Barre-de-séparation

Si le premier tome mettait énormément de temps à démarrer, se perdant parfois dans les méandres d’une Nouvelle-Crobuzon bien trop présente aux dépens des personnages, le final donnait très envie de suivre la suite de cette histoire.
Les recherches d’Isaac pour redonner des ailes à Yagharek avaient directement abouti à la libération d’un danger pour toute la ville et un volet politique émergeait.

C’est ce qu’il se passe avec cette suite où tout ce qui avait été mis en place se regroupe pour enfin se relier en une seule intrigue au rythme soutenu, dans laquelle on voit émerger une finalité.
L’action ne s’éparpille plus et ne se sépare plus qu’entre deux groupes, Buseroux, Tube-Fulcher et Saint-Denis, les dirigeants de la ville, mais surtout Isaac, Dergham, Yagharek et Lemuel qui mènent la chasse aux gorgones qui terrorisent les habitants.

C’est à eux qu’on s’intéresse principalement et j’ai beaucoup aimé suivre leurs aventures, supervisées par la présence étrange de la Fileuse, une espèce d’araignée qui se charge de maintenir la cohérence entre les divers plans, menacée par la présence des gorgones.
Ce petit groupe hétéroclite, formé d’une journaliste, un scientifique, un petit truand et un garuda sans aile, continue son exploration de la ville et on découvre de nouveaux quartiers comme la serre cactacée ou le quartier rouge.
Mais, cette fois, toutes ces pérégrinations, qui passaient jusque là pour des digressions, servent le récit.

Les personnages prennent aussi de l’épaisseur et certains des mystères qui restaient en suspens, comme l’étrange comportement des Artefacts, trouvent ici une réponse, dans un final somme toute assez déprimant mais qui apporte une vraie conclusion à l’histoire de Yag.
La véritable héroïne restera tout de même la ville, cette fascinante Nouvelle Crobuzon et cette étrange population qui l’habite. J’aurai même pu y rester encore quelques temps à parcourir ses rues, en suivant le chemin tracé par China Miéville qui sait décidément parfaitement s’y prendre pour m’embarquer avec lui dans ses histoires.

Perdido Street Station – Tome 2
China Miéville
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