Chroniques des enchanteurs – Tome 1 : 16 lunes

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Seize lunes, seize années,
Seize de tes pires peurs,
Seize songes de mes pleurs,
Tombent, tombent les années …

Ethan vit à Gatlin, petite ville de Caroline du Sud où il ne se passe jamais rien et où tous les moindres faits et gestes sont épiés par les voisins et la communauté.

Coincé entre un père dépressif reclus dans son bureau et une vie monotone entre l’équipe de basket et ses lectures, sa seule envie est de quitter au plus vite la ville.

Mais depuis quelques temps, il rêve d’une mystérieuse jeune fille. Et le jour où Lena emménage chez son oncle Macon, le Vieux Fou de Ravenwood, qui n’est plus sorti de chez lui depuis des années, sa vie bascule.

Barre-de-séparation

Au bout du compte, il s’est révélé que je me trompais complètement.
Car il y a eu une malédiction.
Une fille.
Et, pour terminer, une tombe.
Je n’ai rien vu venir.

J’avais lu une première fois ce livre très vite avant d’aller en voir l’adaptation au cinéma. J’ai cette fois pris mon temps de l’apprécier tranquillement.

Tout d’abord, le point de vue est celui d’Ethan, un homme donc (quelle perspicacité !), ce qui est plutôt rare dans ce type de livres. On évite le cliché de la jeune fille niaise et ça fait du bien. C’est d’ailleurs très agréable de faire la connaissance de Lena par les yeux d’Ethan.

Ensuite, le contexte historique est TRÈS important. Gatlin a vécu la Guerre de Sécession et la ville est toujours dans ce passé, entre reconstitutions de batailles et Comité des Filles de la Révolution Américaine.
Les flashbacks sur Greenbrier et Ravenwood, les deux propriétés, sont bien intégrés.
J’ai aimé cette ambiance du Sud des États Unis, le vaudou, le bayou, les superstitions, j’ai appris beaucoup de choses. Et j’ai apprécié le parallèle fait entre l’histoire principale et la lecture de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », assez flagrant.

Enfin, les personnages secondaires sont très bons et très bien développés. J’aime particulièrement Link, le meilleur ami optimiste et énergique, mais il est tout aussi facile de s’attacher à n’importe lequel d’entre eux. Macon, Amma, Marian, Tante Del, Ridley, … Tous sont importants.
La communauté mise en place, que ce soit du côté de la ville ou du côté de Ravenwood, tient parfaitement la route.

Parlons-en d’ailleurs des Enchanteurs ! J’ai trouvé que cette vision de la magie, Ténèbres/Lumière, avec le système des yeux est très intéressante. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu ailleurs. J’ai beaucoup apprécié toute la panoplie de pouvoirs possibles.
Et la malédiction qui pèse sur la famille Duchannes est poignante. Ridley est très touchante quand elle explique qu’elle veut continuer à faire partie de la famille alors que celle-ci la rejette.

Il y a malgré tout quelques points faibles, des révélations qui n’en sont pas, un héros qui est parfois assez aveugle. Mais l’ensemble est très solide et j’ai adoré cette atmosphère qui plane du début à la fin.

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16 lunes
Kami Garcia – Margaret Stohl
Hachette – Black Moon

99144440     99222384

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