La Dernière Geste – Premier chant : Dans l’ombre de Paris

geste

Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux.
Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. »
Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Barre-de-séparation

Si je devais donner mon avis très simplement sur ce premier tome, je dirais qu’il a les qualités de ses défauts.
C’est typiquement le genre de livre facile à lire, ultra agréable à dévorer sur la plage, mais qui ressemble à une fan-fiction dans laquelle l’autrice a mis un peu de tous les mythes qu’elle aime, au point de frôler l’indigestion.

Yuri est une héritière japonaise qui doit se marier avec le futur roi de France, sans que personne n’ait cherché à lui demander son avis. Un brin dépitée par la situation, elle saisit l’occasion qui se présente à elle pour trouver refuge dans les égouts parisiens où se regroupe toute une communauté de fées et d’humains qui essaient de vivre libre et monter une rébellion sans combattre.

Ça ratisse large niveau inspiration et mythologie, parce qu’on a le Japon, la royauté française, mais aussi un voyage dans l’Orient express, une semi-résistance anglaise et des bardes irlandais, le tout dans un univers dystopique qui prend place en 1995 mais auquel on a un peu du mal à croire parce qu’il n’y a eu que très peu d’avancées technologiques, à part des caméras de surveillance. Ça fait un peu foutraque.

Les personnages existent, ce qui est déjà bien, mais il y en a beaucoup trop et ils sont parfaits, ce qui est moins bien, à tel point qu’on a parfois du mal à compatir quand il leur arrive des malheurs.

L’autrice s’est lancée dans un truc un peu trop gros, et beaucoup trop facile. Je suis peut-être très cynique mais j’ai des difficultés à croire en la déconstruction totale de l’éducation de Yuri qui s’effectue en quelque chose comme deux jours.

Reste que j’ai quand même dévoré ce premier tome en à peine quelques heures.
Il est très chargé, mais du coup aussi très prenant, avec beaucoup de découvertes à effectuer et des révélations qui s’enchainent. J’ai aussi beaucoup aimé les passages dans le train avec sa Capitaine, Douze, une famille d’aelings et un Spectal pour lequel j’ai eu un gros coup de foudre.
C’est vraiment agréable à lire, cool et entraînant, et l’ensemble est vraiment fun.

La Dernière Geste – Premier chant : Dans l’ombre de Paris
Morgan of Glencoe
Naos

4 réflexions sur “La Dernière Geste – Premier chant : Dans l’ombre de Paris

  1. J’avoue que je ne te sens pas hyper convaincue ^^!
    La mention d’un côté très fan-fiction me refroidit pas mal, de même que le fait que ça ratisse large. On dirait des signes d’oeuvre encore non maîtrisée. Je préfère passer et m’attaquer plutôt à d’autres mieux ficelées.

    J’aime

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