Que passe l’hiver

passe

Stig vient d’avoir vingt ans, l’âge de porter une épée et de se rendre – enfin ! – sur le Wegg, l’étrange montagne où réside son souverain, le roi de la Clairière.
Mais son premier solstice d’hiver ne se déroule pas comme il l’avait imaginé. À peine le jeune seigneur est-il arrivé que la mort répond aux augures néfastes et que les fils enchevêtrés du destin tissent un avenir que personne, ni homme ni dieu, semble pouvoir prédire.
Menacé sans qu’il en comprenne la raison, Stig aura fort à faire pour découvrir ce qui se trame dans l’ombre des festivités, protéger ceux qu’il aime… et même survivre. Y parviendra-t-il ?

Barre-de-séparation

Que passe l’hiver c’est un livre à côté duquel je suis complètement passée, et le pire c’est que je ne sais même pas pourquoi.
Il y avait pourtant de base tout ce que j’aime dans mes lectures, avec son histoire poétique plantée au début de l’hiver, une rencontre des clans, des pouvoirs magiques, une transmission de la mythologie, ce huis clos qui se met en place, et des meurtres qui se multiplient. Une jolie enquête au milieu d’un lieu sauvage dans laquelle le jeune Stig tient le rôle principal mais avec l’appui de Gaid, Johan et Umbre, soit la nouvelle génération de chacun des clans en présence.

Sa paume se referme sur celle d’Umbre.

Un fil se brise, un autre se renforce.

Et par dessus tout, on trouve même ce qui est mon pêché mignon absolu, l’histoire prend place à un instant de bascule de l’Histoire. On est à un moment où les anciens mythes commencent à se déliter et où certains ne veulent plus suivre les traditions mais essayer autre chose, tenter de se sortir de la spirale des fils tissés à l’avance pour prendre leur destin en mains.

Ce qui compte n’est pas que je vive ou que je meure, jeune seigneur Feyren. Mais que vive ou meure ce que je représente.

L’atmosphère était chouette, la poésie aussi, la mélancolie qui se dégage de l’ensemble est vraiment prenante et l’écriture est réussie.
Et pourtant … Je me suis trainée. J’ai trouvé qu’il y avait énormément de répétitions, surtout dans la première moitié du roman, mais dans le fond c’est pas le genre de choses qui m’arrête en temps normal. Alors je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé mais vraiment j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire (et j’ai aussi eu du mal à donner un âge aux personnages qui donnent parfois l’impression d’avoir 14 ans alors que même les plus jeunes ont largement 20 ans).
Ca passe plus vite dans la deuxième moitié, essentiellement parce que je me suis dit qu’il était quand même temps que je finisse enfin cet ouvrage, mais je ressors surtout avec le sentiment que j’aurai du plus aimer ce livre que je ne l’ai vraiment aimé. Sans trop savoir pourquoi.

Que passe l’hiver
David Bry
L’Homme sans nom

8 réflexions sur “Que passe l’hiver

  1. Un roman de David Bry qui me tente depuis un moment et le programme est alléchant adorant aussi tous les éléments que tu mentionnes en début de chronique.
    Désolée que ça n’ait pas fonctionné pour toi. Peut-être que le nouveau roman de l’auteur te plaira plus 🙂

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s