Earthian : Chérubin au Chariot

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Dans son petit appartement de Bucktown, Chicago, William Mac Arthur, jeune officier de police surnommé Bill par ses amis, se réveille en sursaut. Depuis qu’il a été victime d’une tentative d’assassinat, un rêve de forêt récurrent vient le hanter chaque nuit.
Alexandre de Garlande, son riche parrain, lui demande de profiter de sa convalescence pour retrouver un des légendaires œufs de Fabergé. Il accepte aussitôt, espérant qu’un peu d’action lui apportera la sérénité de l’esprit. Il ignore alors que cette enquête qui le mènera jusqu’en Irlande va le confronter au fanatisme et à des événements qui feront défaillir sa raison. Pas à pas, il se rapproche de la forêt de ses rêves, une forêt, battue par le vent et où il ne pleut pas. Une forêt qui se nomme… Earthian.

Merci à Babelio et La Compagnie Littéraire pour ce partenariat.

Barre-de-séparation

D’après l’introduction de ce livre, Earthian est un monde de jeux de rôle créé il y a désormais quelques années par Baldwin. Son fondateur l’a en quelque sorte légué à l’auteur de ce roman pour qu’il écrive une histoire s’appuyant sur cet univers.
Et autant dire que ça se sent.

L’histoire est somme toute plutôt sympathique. Bill, un inspecteur de police, est victime d’une tentative de meurtre plutôt étrange et, alors qu’il doit reprendre son travail, il est mis en congés forcés pour quelques jours et se fait inviter par son parrain excentrique qui lui présente quelques aventuriers. Tout ce petit monde se lance sur la trace d’un œuf de Fabergé disparu depuis bien longtemps tandis que des vilains les poursuivent, essentiellement pour les tuer.
On est dans une aventure classique mais bien menée, avec quelques rebondissements qu’on voit venir d’un peu loin mais l’ensemble est suffisamment vif pour qu’on ne s’arrête pas trop sur les invraisemblances.

En revanche, j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture même du roman. Chaque fois qu’un personnage arrive dans l’intrigue, on a droit à des pages entières de description physique absolument interminables.
C’est déjà très lourd quand on nous introduit au groupe principal, mais le même procédé est utilisé pour chaque être humain croisé, que ce soit une réceptionniste, forcément sexy, ou un couple de touristes absolument inutile qu’on décrit tellement longtemps que j’étais persuadée qu’ils allaient forcément intervenir dans l’intrigue mais pas du tout.
Ca m’a très vite sortie de ma lecture, j’avais envie de sauter des paragraphes entiers et ça ralentissait énormément l’histoire qu’on nous racontait. D’autant plus qu’on se focalise sur le physique, mais qu’à côté de ça on n’apprend à peu près rien des compagnons de William, qui donnent l’impression d’être là pour cocher toutes les cases des personnages de jeu de rôle.

A tel point que j’ai trouvé le final extrêmement rapide, ce qui est fort dommage parce que pour le coup la conclusion est bien trouvée et j’ai aimé la façon dont on nous apporte les révélations.
C’est donc très dommage qu’entre les deux je me sois perdue dans les digressions de l’auteur.

Earthian : Chérubin au Chariot
S. de Sheratan
La Compagnie Littéraire

3 réflexions sur “Earthian : Chérubin au Chariot

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