L’empire et l’absence

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Dans un futur proche, il existe une ville où les habitants ont adhéré au « feuilleton ». Désormais leur vie est filmée, montée, aiguillée, mise en forme pour la télévision par celui que l’on appelle « le Roi ». L’homme est un démiurge, artiste fou, mégalomane et mélancolique qui use de l’existence des habitants de la ville pour nourrir ce grand récit qu’il tisse, jour après jour.

Rebelle à ce système, Magnus Gansa, un jeune homme solitaire, s’évertue à mener une vie sans événement et sans interaction. Son but : rester invisible afin de demeurer extérieur aux séries de la ville. Lorsque Lo DeLilla, ancienne héroïne du feuilleton, présente ses milliers de peintures élaborées à partir d’une machine restituant ses images mentales, Magnus y voit un acte révolutionnaire…

Peut-être une porte de sortie, une alternative au feuilleton. Et si chacun pouvait devenir maître de sa création, de son existence ? Au sein de l’Empire des séries, va alors démarrer pour Magnus une longue quête qui va le mener au cœur de cette mystérieuse ville et de son roi.

Merci à Babelio et aux éditions Inculte pour ce partenariat.

Barre-de-séparation

Bon, et bien on tient là ce qui sera mon magnifique flop du mois, de l’année, voire de la décennie.
Je n’abandonne jamais un livre. Jamais. Mais là j’ai fini par craquer. Le résumé me plaisait pourtant plutôt bien, avec cette histoire de ville ne vivant que pour le feuilleton perpétuel qui y était tourné, Magnus, ancienne star d’un show adolescent qui refuse désormais d’apparaitre dans quoi que ce soit, et le retour en ville de Lo DeLilla, qui revient avec un concept révolutionnaire de peinture mentale.
J’aurai sans doute pu passer sur le rythme horrible qui fait qu’au milieu du roman, on en était quasiment au même point, Lo ayant débarqué à la page 60 et commençant à vendre ses tableaux à la page 250, alors qu’absolument rien d’autre dans l’intrigue n’a avancé du moindre centimètre. Je suis même prête à dire que j’aimais bien le personnage principal, Magnus, qui donne l’étrange impression de vouloir sortir de cette ville mais fournissant tout de même au concepteur du feuilleton tous les éléments pour qu’il continue à le faire fonctionner, cherchant juste à comprendre les éléments qu’il a ratés dans son passé.
Mais le style est horrible, je me suis arrachée les cheveux à essayer de comprendre des paragraphes entiers de divagations sans queue ni tête, de longues phrases faisant des dizaines de lignes et partant dans des considérations qui m’ont fait m’endormir sur ce livre.

Plus de trois semaines après l’avoir commencé, j’abandonne donc sans aucun remords ce roman alors que j’en arrivais à peine à la moitié. C’est fort dommage parce que je suis persuadée qu’il y a quelque chose d’intéressant à aller chercher du côté de le réflexion sur l’image qu’on souhaite montrer de nous-mêmes. Mais la lecture doit rester pour moi un plaisir et je n’en avais plus aucun.

L’Empire et l’absence
Léo Strintz
Editions Inculte

Une réflexion sur “L’empire et l’absence

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