Les mystères du Trône de fer : Les mots sont du vent

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« Les mots sont du vent. »

C’est une phrase qui peu à peu s’installe entre les pages de la saga de George R.R. Martin, Le Trône de Fer. On la retrouve aussi bien dans la bouche de Tyrion Lannister que de Daenerys Targaryen ou de Jon Snow, dans des contextes très différents.
Mais sous la plume de George R.R. Martin, cette expression devient indice.

Les mots sont du vent, c’est le rappel que les mots sont magiques, car polysémiques. Chargés de sens, mais de sens multiples et changeants.Avant d’être un monde de dragons, de complots et de trahisons, l’univers de Trône de Fer est un monde de mots. Décrypter ces mots, et les multiples indices littéraires laissés par George R.R. Martin, permet de mieux comprendre les intrigues du livre et la portée de l’œuvre.

Barre-de-séparation

Je lis très peu de non-fiction et en chronique encore moins sur ce blog. Pourtant, j’ai voulu faire une exception avec ce livre écrit par Thierry Soulard.
Je serai très certainement passée à côté sans le regarder en temps normal, mais il est recommandé par l’association de La Garde de Nuit dont je fais partie et il s’attaque à un sujet que j’ai rarement vu évoqué à propos du Trône de Fer, le choix des mots.

GRR Martin a la réputation d’avoir une écriture très simple (ce qui est loin d’être visible en Français tant le premier traducteur a compliqué le langage), pourtant, il est aussi connu pour multiplier les jeux de mots et les prophéties cryptiques en tout genre.

Tout le travail de ce livre est donc de montrer le mode de fonctionnement de Martin avant de l’appliquer sur différents domaines.
Plutôt que de faire une analyse sociologique, historique ou politique, la première partie s’attache à décrypter l’écriture. C’est tout à fait passionnant mais ça ouvre surtout la discussion à la suite qui peut aussi porter le plus à surinterprétation.

les théories développées sont bien entendu possiblement erronées, mais j’ai beaucoup apprécié les développements sur la lettre de Winterfell, les identités cachées et les chansons, mais aussi sur qui se dissimule sous le masque de la Harpie.
Le travail effectué sur les chapitres à Meereen est d’ailleurs remarquable, d’autant plus que ce sont loin d’être mes favoris.
J’ai quand même atteint mes limites avec les trébuchets et je ne suis pas persuadée que tant de personnages aient des enfants cachés.
En revanche, j’ai fini par succomber à le théorie du complot des mestres alors que je n’avais jusque là jamais compris l’idée même de Moutons Gris.

Certaines idées développées seront peut-être démenties par la suite des livres ou tout simplement jamais confirmées. Mais c’est un risque pris et le travail de recherche est assez énorme pour que ce soit souligné.
La mise en page est d’ailleurs très claire et aérée, ce qui est toujours plus agréable quand on se lance dans une lecture théorique.

Les mystères du Trône de fer : Les mots sont du vent
Thierry Soulard
Pygmalion

7 réflexions sur “Les mystères du Trône de fer : Les mots sont du vent

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