Kiss me first

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Une jeune femme solitaire accro à un jeu de réalité virtuelle rencontre une fêtarde qui lui fait découvrir un monde de sensations fortes et de sombres secrets.

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J’avais noté dans un coin cette série et j’ai fini par profiter de quelques créneaux disponibles pour la regarder, la chose étant facilitée par le fait qu’il n’y a que six épisodes mais surtout que le scénario est très prenant au point de vouloir avoir le fin mot de l’histoire le plus vite possible.

Jeune fille un peu paumée, Leila habite seule depuis la mort de sa mère. En manque d’argent, elle trouve un petit boulot dans un café et se dégote Jonty, un colocataire tout autant paumé qu’elle, jeune gallois à l’accent terrible qui cherche à faire carrière en tant qu’acteur.

Son seul instant de liberté, c’est le jeu vidéo Azana dans lequel elle s’immerge pour trouver un refuge. Jusqu’au jour où elle accède à une section dissimulée, dans laquelle se retrouvent les membres de Red Pill, des joueurs qui ne sont là que pour parler entre eux et oublier leur vie réelle bien pourrie.

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Initiée par Mania qui vient la chercher dans la vie réelle, elle reste pourtant hermétique à ce bonheur qui semble lui tendre les bras.
Il faut dire que le mystérieux Adrian qui en est à la tête à tout d’un dirigeant de secte et que les disparitions ont un peu tendance à s’enchaîner dans son sillage.

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Kiss me first croise deux trames, une dans une réalité un peu fade et l’autre dans un monde imaginaire coloré et où tout semble facile. Et les deux ne sont pas toujours évidente à démêler, d’autant plus quand les actions en un lieu ont un impact ailleurs.

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La psychologie des personnages permet de s’intéresser immédiatement aux personnages, que ce soit Leila, magnifique Tallulah Haddon, et sa solitude terrible ou Jonty, adorable Matthew Aubrey, qui lui apporte un brin de folie. J’ai eu plus de mal avec Tess parce que sa maladie empêche d’être trop proche d’elle. Et en plus son thérapeute est interprété par le toujours très louche Ben Chaplin ce qui fait que je l’ai longtemps soupçonné d’être Adrian.
Mais il y a aussi tous les autres, Calumny, Denier, Jocasta, ces personnages qu’on connaît pour l’essentiel à travers leur écran mais auxquels on s’attache tellement facilement.

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Cette série parle d’actualité, d’une jeunesse mal dans sa peau qui cherche à décrocher de la réalité, de solitude et de manipulation.
Mais ce n’est pas que cela car c’est on assiste aussi à un affrontement, celui entre Shadowfax et Adrian, ce qui fait peu à peu basculer l’atmosphère vers un thriller, chacun voulant battre l’autre à son propre jeu, l’un n’hésitant pas à impliquer d’autres personnes alors que l’autre cherche à protéger ceux qui lui sont devenus proches.

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C’est une course contre la montre, avec une pression qui monte et une tension qui s’installe. C’est un duel à distance dont l’un part avec une certaine longueur d’avance.
Mais rien n’est jamais vraiment joué.

Très librement adapté d’un livre de Lottie Moggach, cette petite série part dans une toute autre direction, s’appuyant sur son esthétique pour souligner son propos.
Le final laisse des perspectives ouvertes et des personnages prenant leur destin en main, que la série se termine là ou soit prolongée, cela me convient parfaitement.

3 réflexions sur “Kiss me first

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