La Voleuse de livres

la voleuse

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Barre-de-séparation

La Seconde Guerre Mondiale est un sujet jamais bien gai à aborder, quel que soit le moyen par lequel on le traite. Markus Zusak rajoute encore une difficulté supplémentaire en se plaçant d’un point de vue allemand, pas vraiment celui qu’on a l’habitude de vivre.

Pourtant, en traversant les années aux côtés de Liesel, on vit avec des personnes qui subissent une guerre qu’elles n’ont jamais voulue.
Petite orpheline dont le frère meurt lors du trajet vers leur famille d’accueil, Liesel se trouve placée chez les Hubermann, un couple très austère au premier abord mais qui recèlent au fond d’eux beaucoup d’amour pour la jeune fille.
On découvre avec elle la vie de ce quartier, les voisins, pas toujours accueillants, les gamins du coin, son ami Rudy, le maire, sa femme et leur grande bibliothèque. Puis viennent les privations, les dangers, les surveillances des uns et des autres, et Max, caché dans la cave.

Mais le gros point fort du roman, c’est qu’il est raconté du point de vue de la Mort, un personnage à part entière qui se contente de regarder la situation de loin mais qui n’hésite jamais à donner son avis sur ce qu’il se passe, le tout avec beaucoup d’humour.
En annonçant à l’avance ce qu’il va se passer, elle permet aussi d’anticiper sur les grands moments de tragédie qui ne sont jamais édulcorés.

Qu’est-ce que je raconte encore ? Je me trouve au moins une fois dans la plupart des endroits et, en 1943, j’étais à peu près partout.

Il faut s’accrocher parfois, comprendre que l’histoire n’est pas toujours linéaire, mais aussi accepter de voir les personnages souffrir.
Pourtant, il y a également de l’espoir à travers ce roman. La petite Liesel grandit, traverse la guerre et va vivre malgré tout.
C’est un roman qui permet de comprendre l’Histoire par un autre point de vue, c’est beau et c’est triste, et ça a été une de mes plus belles lectures de l’année.

UNE ULTIME NOTE DE VOTRE NARRATRICE
Je suis hantée par les humains.

La voleuse de livres
Markus Zusak
Editions de Noyelles

5 réflexions sur “La Voleuse de livres

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s