Interférences

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Dans un futur proche, Trent propose à sa petite amie, Briddey Flannigan, de subir, avant leurs fiançailles, une intervention chirurgicale qui améliore l’empathie dans le couple. Mais Briddey se retrouve connectée à quelqu’un d’autre. Alors qu’elle ne supporte plus cette situation et l’obsession de sa famille pour la communication, elle réalise les inconvénients d’un trop-plein d’informations.

Merci à Net Galley et Bragelonne pour ce partenariat.

Barre-de-séparation

Jusque là, je connaissais Connie Willis pour ces romans sur les Historiens d’Oxford, ces voyageurs du futur venus étudier le passé et qui finissaient toujours par se mettre dans des situations compliquées.
J’avais lu il y a quelques années le dyptique sur le Blitz, très bien documenté mais qui souffrait selon moi de plein de problèmes de rythme et de personnages que j’avais envie de voir mourir (à part Colin, parce que Colin est parfait).
Et bien je me suis retrouvée devant le même cas de figure.

Briddey et Trent sont amoureux et travaillent dans la même entreprise.
Pour renforcer leurs liens, ils acceptent de faire une opération qui permet à chacun de ressentir les émotions de l’autre.
Pas de chance pour Briddey, l’opération rate et elle se met à entendre CB, un collègue de travail bougon et solitaire pour lequel elle ne se sentait jusque là aucune affinité.

La romance est cousue de fil blanc mais ce n’est pas très important. On sait dès la première apparition de CB qu’il va finir en couple avec Briddey et c’est plutôt amusant de les voir se chercher d’autant plus qu’il est assez attachant.
Le problème n’est donc pas là mais dans les répétitions incessantes et des révélations qui sont sans cesse reportées pour cause de coups de fil et d’interruptions de personnages insupportables.

Briddey travaille dans la communication. Travailler est sans doute un bien grand mot parce qu’en fait elle passe son temps à être envahie par sa famille et des collègues de travail qui parlent, qui parlent, qui parlent. Et qu’elle essaie d’éviter.
Du coup on piétine, on n’avance pas, personne ne donne l’impression de dormir et j’en suis sortie épuisée.

Il faut dire qu’outre Briddey qui m’a agacée à ne pas faire confiance à la seule personne donnant l’air de savoir de quoi elle parle, on est face à une ribambelle de personnages insupportables qui ne connaissent décidément pas la notion d’espace privé.

C’est dommage parce qu’encore une fois, les idées sont là et le thème pourrait être intéressant, notamment sur la place de la technologie et de la communication à tout prix. Mais le récit avance tellement lentement que ça en devient insupportable, tout en gardant un côté terriblement addictif qui m’a donné envie de terminer ce livre très rapidement.

Interférences
Connie Willis
Bragelonne

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