Good bye, Lenin !

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Alexander et Ariane Kerner vivent à Berlin-Est en République démocratique allemande.
Lors du 40e anniversaire de la RDA, le 7 octobre 1989, leur mère est victime d’un infarctus et tombe dans le coma. Lorsqu’elle en sort, huit mois plus tard, l’Allemagne a connu des bouleversements majeurs.
Craignant un nouvel infarctus fatal causé par ces grands changements, Alexander décide de lui cacher la fin de la RDA et entraine son entourage dans sa folle tentative de recréer une époque révolue.

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A l’occasion d’une de ses rediffusions à la télévision, je viens vous parler d’un de mes films préférés.

Wolfgang Becker permet de se replonger dans un période pas si lointaine que ça et à travers la famille Kerner il devient plus facile de comprendre pourquoi elle manque à certaines personnes.
Madame Kerner est une gentille femme malgré son engagement un brin ridicule avec le Parti, mais ses enfants, tout comme beaucoup de jeunes de cette époque, ne rêvent que de l’ouest. C’est bien sur le cas d’Ariane et son nouveau fiancé, qui travaillent tous les deux pour une chaine de fast food, mais aussi d’Alex et sa petite amie venue de l’URSS.
C’est touchant de regarder Alex tenter de reconstruire une RDA qui n’existe plus pour sa mère, mais c’est aussi drôle de le voir courir les magasins à la recherche de cornichons ou faire des montages de films documentaires avec son nouvel ami de l’autre Allemagne.

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C’est une comédie douce-amère, dans laquelle on retrouve un peu d’Amélie Poulain. Pas seulement pour la musique de Yann Tiersen mais aussi dans ce scénario à base de toutes petites choses et dans une réalisation qui se sert de la télévision comme d’une arme absolue, comme si une image pouvait absolument tout dire.

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On s’amuse beaucoup devant les tentatives d’Alex mais il s’agit avant tout de montrer l’amour d’un fils pour sa mère et de montrer des instants de mélancolie pour des Allemands qui ont perdu en une nuit tout ce qu’ils étaient, comme une part de leur identité.

C’est beau, amusant et triste à la fois. Mais c’est aussi une réflexion sur le sens de la vérité et sur le pouvoir des images. En ce sens, Good bye, Lenin ! est un grand film et il le doit bien sûr aussi à ses acteurs, Daniel Brühl en tête qui réussit à incarner un Alex terriblement attachant malgré toutes ses imperfections.

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12 réflexions sur “Good bye, Lenin !

  1. Je l’ai vu il y a longtemps et je ne m’en souviens pas du tout ! :/ Maintenant que je suis allée à Berlin, où il n’y presque plus de trace de la scission entre les deux villes, ça me donne envie de le revoir.

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