Le voleur de cœur

voleur de coeur

Symphonie est un monde musical. Brutal.
Chacun y possède un instrument, donné à la naissance. Arme enchantée mais également véritable partie de soi-même, on la nomme mélo-âme. Avec ces objets, tous les clans rivaux se livrent une guerre sans merci… les instruments de musique hurlent, et des vies s’évaporent.
Au milieu de cette cacophonie, Dylan profite d’une vie rêvée de fils cadet de chef de clan, sans responsabilité ni impératif quelconque… Et heureusement, car il cache un secret inavouable : il n’a pas de mélo-âme, aucun pouvoir, et s’il a un instrument, ce dernier n’a rien de magique.
Aussi lorsqu’il se retrouve propulsé héritier de son clan et qu’il doit faire ses preuves sur le champ de bataille, il est totalement désemparé.

Merci à Livraddict et Michel Lafon pour ce partenariat.

Barre-de-séparation

Il y a des livres comme ça, pour lesquels on a un coup de cœur sans trop savoir d’où ils arrivent.
Le voleur de cœur en fait définitivement partie.

Ce n’était pourtant pas gagné par avance, avec une introduction assez longue pour nous présenter l’univers et un héros qui est loin d’en être en un.
Mais le résultat est là, j’ai adoré ce livre et je n’ai pas pu le lâcher avant la fin.

Revenons donc d’abord sur le décor.
Symphonie est loin d’être abordable dès les premières pages. Il faut du temps pour l’aborder, la cerner, comprendre le fonctionnement de ce futur qui combine à la fois modernité et archaïsme. Dans un monde qui a échappé de justesse à l’anéantissement, les survivants se sont regroupés en clans, chacun se destinant à un type de musique particulier.

C’est du post apocalyptique, on conserve donc certaines habitudes modernes, mais tout a été bouleversé pour tourner autour de la musique et c’est extrêmement bien fait.

A la naissance, chaque bébé se voit assigner un instrument ainsi qu’une mélo-âme, une mélodie qui les lie tous les deux et qui grandit au fur et à mesure de la croissance de l’enfant. Cette notion n’est pas évidente du premier coup, mais elle imprègne tellement les habitants qu’on comprends vite à quel point elle est importante.

Dylan, lui, n’a pas eu cette chance. Sa guitare Rubby est morte née et elle ne possède pas d’organes. Sa mélo-âme n’a que très peu évoluée au cours des années et son instrument n’y réagit pas du tout.
Ça ne l’empêche pas de vivre plutôt heureusement, aux côtés de sa famille, dirigeante du clan Hard, de sa fiancée Kana, une jeune fille Classique, et de son meilleur ami Ethan.

Jusqu’au jour où les phénomènes étranges se multiplient autour de lui et où Shamès, un homme Orgue apparaît près de lui et lui ordonne de se rendre dans le Nord, sous peine de faire brûler son clan en intégralité.

Dylan est un personnage étonnant et atypique.
Il est drôle et sympathique et son côté peureux (et même très peureux), me l’a rendu aussi très attachant.
Son dégoût de la guerre et sa volonté d’éviter les combats à tout prix me l’a fait encore plus apprécié.

Ethan, quant à lui, est génial. C’est le meilleur ami que tout le monde voudrait avoir, un soutien sans faille, et j’ai eu un coup de cœur énorme pour ce bonhomme.

Mais au delà de ces deux là, l’ensemble des personnages secondaires est excellent. Ils ne sont pas tous adorables, loin de là, mais ils sont tous très bien caractérisés et leur mélo-âme est tout aussi développée que les personnages en eux-mêmes.

J’ai aussi été séduite par ces rapprochements constants faits entre l’histoire et la musique.
Symphonie vit pour elle mais le roman aussi et chaque chapitre est bercé par le titre d’une chanson connue.

L’écriture est très belle et si la construction de cette aventure a parfois été à la limite de me perdre à force de multiplier les hallucinations, tout finit par s’expliquer dans un final remarquable qui donne du sens à tous ce qui s’est déroulé auparavant.

Sous le clair d’une lune pleine et rousse, Shamès se coud patiemment les lèvres. Son reflet dans l’eau fait la même chose, et je me demande si ce Shamès-là est heureux. C’est super bizarre comme pensée, mais je trouve la scène magnifique. Une fois de retour à Hard, je l’immortaliserai sur une toile. J’intitulerai le tableau : Le silence coud la nuit.

Malgré une incompréhension qui m’a prise au milieu du récit, j’ai adoré ce livre, cet univers et cet environnement.
Le suspense tient jusqu’au bout et l’intrigue est vraiment innovante.

Le voleur de cœur
Rawia Arroum
Michel Lafon

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