Anomalia

anomalia

Dans les années 1920, au cœur de la forêt indienne, une meute de loups terrorise les villageois. Parmi ces bêtes, deux têtes blondes – deux fillettes sauvages, bientôt recueillies par le pasteur Singh dans son orphelinat pour être « civilisées ». Quelques années plus tard, une hôtesse de l’air, enceinte, apprend que son enfant est atteint de trisomie, et prend alors une décision aussi étrange que fatidique. Le même jour, un fait divers atroce défraie la une de tous les journaux anglais : la mort d’un tout jeune enfant, martyrisé par une mère immature et un beau-père sadique.

Merci à Net Galley et aux éditions Grasset pour ce partenariat.

Barre-de-séparation

Anomalia est un livre bien étrange et je suis bien embêtée pour savoir par quel bout le prendre pour en faire une critique.

Tout d’abord, c’est le premier que je lis d’une auteur finlandaise. J’adore visiter de nouveaux pays à travers mes lectures et j’étais donc impatiente de le découvrir.
Et je suis sans doute un peu futile mais l’illustration de couverture est splendide et m’a encore plus donné envie.

La première partie du livre est elle même divisée en trois histoires.
Celle d’une hôtesse de l’air qui se découvre enceinte tardivement et qui doit décider quoi faire de sa grossesse alors que son fœtus est diagnostiqué trisomique.
Celle de deux fillettes sauvages recueillies par un pasteur dans son orphelinat en Inde qui se met en tête de les éduquer.
Celle, terrible, de Baby P, qui vit sous les coups de sa mère dépassée, d’un beau-père brutal et dont les services sociaux sont incapables de voir ce qui se passe sous leurs yeux.

Ces trois parties sont bien écrites, avec style très clair et une montée en puissance dans le malsain. Et c’est vraiment poignant, à tel point que je n’ai pas pu arrêter ma lecture de la partie sur Baby P alors qu’elle est terrible.

Mais, d’un seul coup, l’auteur se met à nous parler directement.

Sans amour, le bébé ne survit pas. C’est l’amour qui contraint l’individu plus fort et plus grand à faire tampon entre le bébé et le danger. L’amour est un second utérus pour le bébé.

Elle choisit d’expliciter ses propos (qu’on avait très bien saisi jusque là, merci bien, le lecteur n’est quand même pas stupide) et surtout, se met à émettre des parallèles plus que douteux entre les gens qui mangent de la viande et les tueurs d’enfants.
Pour finir par dire tout simplement qu’ils méritent la mort. C’est charmant.

Souvenez-vous : le mieux serait que celui qui nuit aux plus petits se voit passer une meule de pierre autour du cou et jeter à la mer. Pas le mieux pour lui, bien sûr. Mais pour les autres.

Je ressors de la lecture avec un sentiment très partagé et un gros sentiment mal à l’aise.
Les thèmes développés par Laura Gustafsson sont pourtant bien intéressants. Le problème, c’est qu’elle ne sait pas y mettre les formes et s’enferre dans un discours très violent.
Le mélange des genres, entre journal intime, pièce de théâtre et fausse introduction est en plus déconcertant et rend l’ensemble très inégal.

Anomalia
Laura Gustafsson
Grasset

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5 réflexions sur “Anomalia

    • IL y a aussi le fait que je n’adhère pas du tout à ses opinions.
      Autant je pense que tout le monde est d’accord pour dire qu’il ne faut pas faire de mal à un bébé, autant il est déjà plus délicat de vouloir tuer ceux qui le font. Et point végétarien atteint en les comparant aux carnivores ^^

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