Le cœur entre les pages

le coeur

Maggie, 34 ans, vient d’être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d’occasion ?
Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L’Amant de Lady Chatterley. Dans l’édition ancienne qu’elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse… Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence.
Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages.

Merci à Net Galley et aux éditions Préludes pour ce partenariat.

Barre-de-séparation

Maggie a la trentaine et a été licenciée de son poste chez ArGoNet, la société qu’elle avait pourtant créée avec son meilleur ami Dizzy.
Pour passer le temps, augmenter ses chances de retrouver un emploi et surtout ne pas avoir à retourner chez ses parents, elle accepte de participer à un club de lecture et, de fil en aiguille, se lance dans le sauvetage du Dragonfly, une librairie d’occasion dans laquelle elle a trouvé un livre griffonné par deux amoureux.

Ça aurait pu se passer au Dragonfly. Tout s’est passé au Dragonfly. On aurait dit une accroche dans une vitrine, ou le slogan d’un site sur le Net.

Je ne m’attendais pas à être autant séduite par cette petite histoire en à peine quelques lignes.
L’écriture n’est pourtant pas très fluide (ou il y a peut être un gros problème de traduction) mais j’ai été embarquée dans cette aventure livresque.

J’ai adoré ces personnages, tous coincés dans cette ville informatique alors qu’ils n’y jouent plus un rôle.
Un peu solitaires, un peu isolés, ensemble ils forment pourtant un vrai groupe et je me suis beaucoup retrouvée dans Maggie, plantée à un carrefour dans sa vie, qui s’est jusque là laissée porter par les évènements et qui doit prendre maintenant ses décisions.

Je tentai de répliquer en usant soit du charme de l’élève d’une école privée, comme ma mère, soit de la repartie de Rosalind Russell. Au lieu de cela, je dis :
« Je ne vais pas coucher avec toi parce que tu m’as donné un vélo.
— C’est un beau vélo.
— Ça ne change rien. »

J’ai aimé aussi tous ces habitués du Dragonfly, drôles, sarcastiques, tous uniques à leur manière et geeks jusqu’au bout des ongles entre leurs soirées jeux de rôles et les marathons Doctor Who.
Chacun d’eux a su me toucher à sa manière, ce qui explique sans doute l’énorme tendresse qu’ils m’ont fait ressentir.

Ce n’est pas un grand livre, ce n’est pas un livre qui bouleversera la vie des gens, mais c’est un livre dans lequel je me suis sentie bien et j’aurai bien aimé ne pas avoir à le quitter.

Le coeur entre les pages
Shelly King
Préludes

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4 réflexions sur “Le cœur entre les pages

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