Shakespeare in love

En l’été 1593, le jeune poète et dramaturge au talent prometteur William Shakespeare, criblé de dette et harcelé par son commanditaire Henslowe, promet de lui livrer bientôt une nouvelle pièce, « Romeo et Ethel, la fille du pirate », dont il ne possède en fait que le titre.
Lady Viola, qui vénère les sonnets de Shakespeare, rêve de devenir actrice, ce qui est rigoureusement interdit aux femmes. Qu’a cela ne tienne, elle se déguise en garçon et décroche le rôle de Roméo.

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Pas facile de savoir comment aborder ce film si décrié. Il faut dire que, lors des Oscars 1999, il avait triomphé face à La vie est belle, La ligne rouge et Il faut sauver le soldat Ryan, rien que ça, et qu’il est du coup devenu le bête noire de mes amis cinéphiles.

Pourtant, au visionnage, il en ressort un certain charme et je dois bien avouer que j’adore ce film.

Gwyneth Paltrow est excellent dans son double rôle, Judi Dench incarne une reine redoutable, Colin Firth est ridicule juste comme il faut et Ben Affleck volerait la vedette à n’importe qui avec son Mercutio flamboyant.
Seul Joseph Fiennes est pour moi un peu en dessous de tout ce petit monde.

Mais au delà de son casting et de son histoire d’amour parfois un peu niaise, il faut bien l’avouer, ce film brille surtout par son amour du théâtre, ses décors très réussis et des costumes parfaits.
J’aime particulièrement voir ces deux troupes, rivales jusqu’à l’extrême, qui savent se serrer les coudes pour pouvoir proposer, coûte que coûte cette pièce de théâtre.

Et puis, tout simplement, j’aime Shakespeare. Ses vers m’émeuvent beaucoup et les grandes tirades savent aller tout droit dans mon cœur d’artichaut.
Le final sur la Nuit des Rois en est le parfait exemple puisque, bien que je l’ai déjà vu plusieurs fois, il réussit toujours à me toucher.

Je peux convenir que ce film ne soit pas parfait et même qu’il soit très convenu, avec son personnage central très caricatural.

Mais le charme a opéré pour moi grâce à un scénario plutôt malin et un ensemble pas si conventionnel qu’il n’apparaît au premier abord.

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