La femme en vert

Un squelette est retrouvé dans un chantier de maisons en construction.

Alors que le reste de la police de Reykjavík est occupé à démanteler un trafic de drogue, le commissaire Erlendur va prendre le temps de se plonger dans l’histoire de son pays.

Barre-de-séparation

Avec la découverte d’un cadavre enterré depuis plus de 50 ans, Erlendur va entraîner Elinborg et Sigurdir Oli dans sa marotte favorite, les disparitions non résolues.

En plaçant la mort pendant la Seconde Guerre Mondiales, c’est l’Histoire de Reykjavík qui se dévoile peu à peu. Et si ce cadavre était celui d’un Anglais ou d’un Américain qui étaient si nombreux à se trouver sur place à cette époque ?

Le roman alterne entre les chapitres du présent et le récit bouleversant d’une famille qui vit sous l’emprise d’un père tyrannique et violent, le genre qu’on aurait envie de frapper à notre tour et mettre à la porte.
Mais c’est tellement plus facile à dire qu’à faire …

On a honte d’être la victime de ce genre d’homme, on se referme sur soi dans une solitude absolue dont on interdit l’accès à tous, et même à ses enfants, car on ne veut pas que quiconque vienne y mettre les pieds, surtout pas ses propres enfants. Et alors, on se retrouve là à se préparer à la nouvelle attaque qui viendra sans prévenir, plein de haine contre quelque chose d’incompréhensible et tout à coup la vie se résume à attendre cette prochaine attaque, quand viendra-t-elle, avec quelle violence, pour quelle raison, comment je pourrais l’éviter ? Plus j’en fais pour lui faire plaisir, plus il est ignoble avec moi. Plus je montre de la passivité et de la peur, plus il me hait. Et si je lui oppose la moindre résistance, alors, voilà qu’il se retrouve avec une raison de me battre à mort. Il n’y a aucune manière de se comporter qui lui convienne. Aucune. Jusqu’à ce que la seule chose qu’on ait dans la tête, c’est que cela s’arrête, peu importe comment. Seulement que ça s’arrête.

Erlendur, lui, va prendre son temps.
Petit à petit et en ignorant tout de la victime, il va dénouer l’histoire et retrouver la vérité.

Tout en devant prendre soin de sa fille qu’on avait quittée enceinte et qui a fait une fausse couche.
Et c’est alors qu’elle est dans le coma qu’il va enfin dévoiler un peu de son passé et expliquer son étrange obsession pour les disparitions.

L’écriture est toujours aussi solide et c’est terrible de suivre cette douloureuse histoire qui n’attendait qu’une occasion pour revenir à la surface.

La femme en vert
Arnaldur Indridason
Points

12 réflexions sur “La femme en vert

  1. Les enquêtes du commissaire Erlendur est une saga que j’aime beaucoup (j’en ai lu 4 pour le moment). J’aime l’atmosphère de l’Islande et l’ambiance générale de ces polars. J’avais beaucoup aimé l’histoire de La femme en vert, meilleure effectivement que La cité des jarres.

    Aimé par 1 personne

    • J’ai le suivant dans ma PàL mais Erlendur est ma lecture des vacances en règle générale et je viens de les finir, alors il risque de falloir attendre jusqu’à l’année prochaine 😛

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